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J'ai donc pris la cassette. Un moment, il y avait une chanson qui disait : "c'est un chemin étroit qui passe par la croix". Cela m'a marqué. J'avais entendu parlé de la croix mais je n'avais jamais entendu dire que Jésus était mort pour moi. Qu'il était mort pour mes maladies, mes péchés… Qu'il s'était laisser crucifier pour que je sois sauvée.
Tout d'un coup je me suis sentie concernée. La chanson disait aussi que tous mes soucis, toutes mes peines Dieu les connaît, qu'Il pleure quand je pleure. Qu'il y a une relation possible avec le Père. Qu'Il était mon Père, mon Papa. Cela c'était nouveau. Moi qui croyais que Dieu était un peu dur, qu'il était là-haut sur son nuage en voyant de loin les hommes, qu'il n'y avait pas de relation vraiment possible. Là, on me parlait de relation avec un père, deuxième petit caillou… On me parlait de l'amour d'un père, qui pouvait être aussi tendre qu'une mère. C'est quelque chose qui a touché profondément mon cœur.
D'ailleurs j'ai fait écouter cette cassette à ma plus jeune sœur, en lui demandant ce qu'elle en pensait, ce qu'elle ressentait. Elle m'a dit qu'en effet la chanson était jolie mais qu'elle n'éprouvait rien de spécial. C'était bien, par-là que Dieu voulait me parler car à chaque fois que j'écoutais cette cassette je pleurais. J'avais ce sentiment d'avoir un père. D'être aimée par un père. D'avoir un père qui voulait que je le connaisse. J'ai expliqué à mon amie ce que je ressentais en écoutant la cassette. Elle avait l'air d'être très étonnée.
Un jour, j'ai reçu une invitation pour aller écouter un évangéliste nommé Billy Graham. C'était pour que des gens qui ne connaissaient pas le Seigneur le rencontre. Toutes les dénominations étaient invitées. Au début, je ne savais pas quoi faire et puis finalement nous y avons été toutes les deux. J'avais été impressionnée par la louange et les rythmes inconnus. Il y avait de la joie. Il y avait la paix. J'étais touchée, intriguée et un peu mal à l'aise parce que cela était nouveau pour moi.
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